C’est quoi la cardiomyopathie ? symptômes, causes, traitements…

La cardiomyopathie est une maladie qui touche le muscle cœur. Cet article fera le point sur cette problématique et vous aidera à comprendre pourquoi on entend souvent la notion de “gros cœur ». De plus, nous verrons les signes et symptômes qui sont présents. Sans oublier, de nombreuses informations importantes concernant les facteurs de risque, le diagnostic et le traitement.

Qu’est-ce que la cardiomyopathie ? 

Lorsqu’on découpe le mot en deux, nous avons “cardio” qui fait référence au cœur. Et nous avons également “myopathie” qui est une maladie musculaire. Il s’agit donc d’une maladie du muscle cardiaque. 

Un patient qui présente cette maladie présente un “gros cœur » qui est soit plus épais, étiré et/ou affaibli. Cela entraîne des problèmes au niveau du fonctionnement dynamique du corps (pompe du sang à travers tout le corps) et également électrique (concernant les contractions et battements de ce muscle du cœur). 

Lorsque l’éjection du sang, l’oxygénation tissulaire (des différents muscles, organes, etc) n’est plus correctement assurée. Ceci est d’ailleurs à l’origine de nombreux signes et symptômes qui signent la présence de cette maladie. 

Quels sont les signes et symptômes de la cardiomyopathie ? 

Les symptômes divergent d’une personne à l’autre et peuvent évoluer en fonction du stade de la cardiomyopathie. Au début, il est fréquent d’être asymptomatique. Bien que la maladie commence à s’installer, les symptômes ne sont pas encore ressentis. Au plus le stade de la maladie avance, au plus ceux-ci seront présents. 

On retrouve :

  • une respiration courte (et difficile)
  • une fatigue importante (problème de coeur et fatigue sont très liés)
  • un gonflement au niveau des extrémités (le sang stagne “en bas” = oedème)
  • sensation de palpitations (coeur), étourdissement (état global)
  • des douleurs à la poitrine

Quels sont les principaux facteurs de risque et les principales causes ?

Les causes de la cardiomyopathie sont multiples. Certaines peuvent être liées à d’autres problématiques de santé, à l’hygiène de vie, le type d’alimentation (et les mauvaises habitudes alimentaires), un historique médical, etc. 

Par exemple, on citera : 

  • problème de santé (certaines maladies)
  • excès d’alcool
  • consommation de drogues
  • maladie infectieuse
  • une tension et fréquence cardiaque qui sont élevées (et ce de manière chronique)
  • histoire d’infarctus

D’où l’importance de la prévention car on peut agir sur la majorité de ces causes. De la sorte, on peut réduire et prévenir le risque de développer une cardiomyopathie.

cardiomyopathie

Comment diagnostiquer une cardiomyopathie ?

Le diagnostic est basé sur l’examen clinique. En pratique, il s’agit de faire le point sur votre santé, les symptômes que vous ressentez et également faire le point sur l’historique médical de vos proches (famille). 

Ensuite, si les éléments récoltés par le professionnel de santé tendent à penser que la cardiomyopathie peut être en cause, d’autres examens peuvent être réalisés afin de rendre le diagnostic plus précis.

Les examens complémentaires les plus courants sont : 

  • L’éléctrocardiogramme (ECG)
  • L’échocardiographe
  • La radio du thorax

Le médecin demandera également d’autres examens tels qu’un test sanguin, la pose d’un cathéter cardiaque et un test d’effort.

Quel est le but du traitement de la cardiomyopathie ?

Le traitement aura comme objectif de réduire et gérer les symptômes. De plus, le but est de maintenir la fonction de votre cœur (pompe cardiaque) et d’assurer sa bonne santé. 

Il existe différents types de cardiomyopathie

Il existe de nombreux types de cardiomyopathie. Certaines sont plus fréquentes que d’autres. C’est pourquoi, je vous propose de vous les présenter en quelques mots.

La cardiomyopathie hypertrophique, ou obstructive

L’hypertrophie signale un épaississement anormal. Celui-ci sera présent au niveau du cœur. Si le cœur s’épaissit, il aura plus de mal à assurer sa fonction de pompe. Il n’arrivera plus à expulser correctement le sang. En plus, le cœur prenant de plus en plus de place, il est possible qu’il crée des pressions voisines (ou au sein même des tuyaux qui acheminent le sang) qui finissent par bloquer le transport sanguin. 

La cardiomyopathie dilatée 

On parle de “dilatée” lorsque les ventricules du cœur se dilatent (elles sont plus étirées). Par conséquent, le muscle cardiaque aura plus de difficulter pour pomper le sang. Et lorsque la situation persiste, cela peut engendrer une problématique plus grave : l’insuffisance cardiaque.

⚠️ Je vous ai trouvé une excellente vidéo pour présenter le problème. Malheureusement, aucune n’arrivait à présenter de manière concise (2min30), le problème chez l’humain. Du coup, cette vidéo cible nos amis chiens. Ce n’est qu’un détail car le plus important est de se concentrer sur le mécanisme de cette maladie.

La cardiomyopathie restrictive

On parle de restrictive lorsque le muscle cardiaque est de plus en plus rigide. Cette rigidité entraîne une diminution de sa souplesse et de sa capacité à se contracter correctement. Il n’arrive ainsi plus à assurer une bonne fonction de pompe pour acheminer le sang dans tout le corps.

La cardiomyopathie arythmogène

Le type arythmogène fait référence à une problématique qui est régulièrement en lien avec le ventricule droit. Si on vulgarise au maximum, on peut parler de dyplasie ventriculaire droite adythmogène (DVDA). Et la DVDA est caractérisée par un remplaccement des cellules musculaires cardiaques par des tissus fibreux et graisseux. 

“Oui mais j’ai entendu parler d’autres types de cardiomyopathie sur internet…”

Il est vrai qu’on retrouve de tout sur internet. C’est pourquoi, dans ce chapitre, nous allons faire le point sur ce qui se dit concernant les “autres types de maladies”. Nous allons voir s’il est juste d’utiliser ces terminologies ou s’il s’agit d’une confusion ou d’un abus de langage.

La cardiomyopathie de takotsubo

Il s’agit bien d’une cardiomyopathie qui survient à la suite d’un stress émotionnel. Cependant, elle se nomme “Syndrome de tako-tsubo ou takotsubo”. On peut également utiliser “synsrome du cœur brisé” ou “ballonisation apicale”.  Elle porte un nom asiatique car elle a été décrite pour la première fois par des cardiologues japonais. 

La cardiomyopathie hypokinétique

Cette terminologie est presque juste. Elle fait référence à la cardiomyopathie dilatée qui peut être hypokinétique. On parle d’hypokinésie lorsque le ventricule peine à se contracter.

La cardiomyopathie post partum

Il semblerait que la cardomyopathie du post partum est loin d’être fréquente (rare) et connue. Elle peut être décrite comme une insuffisance cardiaque qui arrive durant le dernier mois de la grossesse ou durant les 5 mois qui suivent le postpartum. 

La cardiomyopathie peripartum

D’après les informations qu’on retrouve sur les bases de données médicales, la peripartum est très similaire (si pas identique) à la post partum. On note juste la temportalité qui les différencies (avant ou après la naissance) 👆

La cardiomyopathie rythmique

Elle se définit par la forme dilatée qui est associée à un trouble du rythme (arythmie). 

La cardiomyopathie ischémique

Elle n’existe pas. Il y a confusion avec la cardiopathie ischémique. Celle-ci fait référence au manque de sang qui arrive jusqu’au muscle cardiaque.

La cardiomyopathie aiguë

À ma connaissance, ce type “aiguë” n’existe pas. 

La cardiomyopathie génétique

Elle n’existe pas. Cependant, il est correct de dire qu’une forme hypertrophique est génétique. Dans ce cas, on fait référence à l’origine de la cause : transmission génétique (p.ex. par les parents) et non pas à un type de maladie. 

La cardiomyopathie alcoolique

Elle est la cause d’une cardiomyopathie dilatée. Elle fait suite à la consommation d’alcool (chronique et abusée) qui est associée à d’autres problématiques du cœur (hypertension artérielle, des histoires d’AVC, une insuffisance cardiaque, etc.)

Qu’en est-il de la cardiomyopathie et l’espérance de vie ?

On retrouve de tout sur internet, c’est pour cette raison que je vous recommande vivement d’en discuter directement avec votre cardiologue. Il est la meilleure personne pour vous parler de votre avenir car il connaît l’état de votre cœur. 

Une chose est certaine, si vous souhaitez ajouter de la vie aux années (et des années à la vie), il est important d’agir et de prévenir !

C’est pour cela qu’il est important : 

  • de bouger et avoir une activité physique régulière (avec une intensité progressive et adaptée)
  • d’avoir une hygiène de vie idéale pour notre corps (et notre esprit)
  • d’éliminer les sources de stress
  • d’avoir un bon sommeil
  • de suivre sa prescription médicale et les conseils de notre médecin
  • etc

SOURCE : https://www.chuv.ch/fr/cardiologie/car-home/patients-et-famille/maladies-traitees/affections-du-myocarde-et-du-pericarde/cardiomyopathies

C’est quoi l’AVC (accident vasculaire cérébral) ? symptômes, causes,…

L’AVC ou accident vasculaire cérébral se produit lorsqu’un caillot sanguin touche le cerveau. Les conséquences dépendent de sa gravité. Pour réduire au maximum le risque de séquelles, il est important d’agir vite. l’accident vasculaire cérébral est une urgence médicale !

Qu’est-ce que l’AVC (accident vasculaire cérébral) ? 

Tout d’abord, il s’agit d’un accident. Cela signifie que c’est un événèment non prévu qui survient à un moment donné. Cet accident se passe au niveau du système vasculaire (circulation sanguine). En effet, cet accident est caractérisé par l’obstruction d’un conduit qui transporte le sang. La source de cette obstruction est la présence d’un caillot sanguin qui bouche la lumière artiérielle. Elle est également caractérisée par sa localisation. Cet accident vasculaire se passe au niveau cérébral (dans les conduits sanguins qui vascularisent notre cerveau).

En résumé, on parle d’accident vasculaire cérébral lorsqu’un caillot sanguin vient bloquer un conduit du cerveau et empêche le passage du sang.

Selon la gravité, cela peut engendrer des dégàts irrévérsible et peut également mener jusqu’au décès (d’où l’importance d’agir rapidement). C’est pour cette raison que c’est une urgence médicale ! Cela signifie qu’au moindre doute, on appelle directement le 112.

Les différents types :

Qu’est-ce qu’un AVC ischémique ou infarctus cérébral ?

Cette forme représente 85% des accidents vasculaires cérébraux. Il est caractérisé par ce caillot de sang qui vient bloquer une artère au niveau cérébral (on parle d’embolie cérébrale). On parle également de thrombose cérébrale lorsque le caillot sanguin se forme dans l’artère cérébrale (avec une plaque de graisse qu’on appelle athérosclérose).

Qu’est-ce qu’un AVC hémorragique ?

Jusqu’à maintenant, nous avons uniquement parlé des artères qui sont bouchées par un caillot. Hors, dans 15% des cas, il arrive que l’accident vasculaire cérébral soit causé par une hémorragie cérébrale. Il s’agit du cas le plus sévère. En plus de priver le cerveau d’oxygène, le sang qui s’écoule autour du cerveau peut venir créer des pressions sur les différents tissus cérébraux.

Qu’est-ce qu’un AIT ou accident ischémique transitoire ?

On parle d’accident ischémique transitoire lorsque l’obstruction de l’artère est transitoire. Cela signifie que le patient présente des signes d’accident vasculaire cérébral mais ceux-ci disparaîtront après quelques minutes. D’ailleurs, il arrive très souvent qu’il passe inaperçu ou soit confondu avec un malaise. En général, l’AIT n’engendre pas de séquelles neurologiques et de séquelles cognitives. 

Quels sont les signes et symptômes de l’AVC ? 

Les sysmptômes varient d’une personne à l’autre, en fonction de la région du cerveau qui est touchée. Certaines personnes présenteront plutôt des symptômes qui sont visiblent lors des mouvements. Pour d’autres, il peut s’agir d’une modification de la vision, du la parole,…

Il y a tout de même 3 signes qui sont révélateurs et qu’il ne faut surtout pas louper. Il est important que tout le monde les connaissent afin de pouvoir contacter directement les urgences. 

Les 3 signes principaux

1. Faiblesse musculaire au niveau de la tête.

Est-ce que la bouche et les yeux tombent ? Difficile pour sourire ?

La réponse sera oui !

2. Faiblesse dans les bras.

Est-ce qu’on arrive encore à lever les 2 bras correctement ? 

Est-ce qu’il y a une perte de sensibilité des bras ou du visage ?

Les mouvements seront désynchronisés.

3. Difficulté à parler.

Est-ce qu’on arrive à parler et à se faire comprendre ?

Est-ce qu’on comprend ce qu’on nous dit ?

La parole (position de la bouche, capacité à articuler, …) est modifiée.

Si vous détéctez un de ces signes il est grand temps d’appeler les urgences ! (112)

❓Dans certains certains pays, lorsque vous appelez le numéro d’urgence national (p.ex. le 15 en France), il arrive d’être rapidement mis en contact téléphonique avec le pôle d’urgence neurologique.

Caractéristiques des symptômes

La survenue des signes et des symptômes est inatendue, rapide et soudaine. Ce n’est pas pour rien qu’on appelle également l’attaque cérébrale. D’où il est extrêment important de pouvoir les répérer car ils peuvent arriver à tout moment. 

Combien de temps durent les symptômes de l’accident vasculaire cérébral ?

La durée varie d’une personne à l’autre. Parfois, ils sont très intenses au départ et les signes tendent à diminuer (voir disparaître) après quelques minutes. Pour d’autres, les symptômes vont évoluer dans le temps jusqu’au moment où il sera traité.

⚠️ La situation est toujours aussi importante malgré le fait que les signes diminuent. Il pourrait très bien s’agir d’un AIT (accident ischémique transitoire) qui est un bloccage temporaire (< 1 heure) d’un conduit sanguin du cerveau. C’est également une urgence médicale.

Quels sont les principaux facteurs de risque et les principales causes ?

Les causes sont diverses. Souvent, elles sont liées à notre hygiène de vie et nos habitudes en termes de mobilité, alimentation, stress, etc. Ainsi, on peut voir l’importance de prendre soin de soi et de son corps pour la santé de notre cerveau. 

Les principales causes d’accident vasculaire cérébral sont : 

  • Inactivité importante. Prenons l’exemple d’une personne qui est sédentaire et ne bouge pas beaucoup. Durant la journée, elle bosse sur une chaise. Le soir, elle passe la soirée devant la TV. Et les déplacements se font en voiture. (sédentarité importante)
  • Hygiène de vie (alimentation, cigarette, alcool, etc). Une alimentation défavorable, un tabagisme actif (et important) et une consommation d’alcool sont des facteurs qui augmentent le risque de le développer
  • Hypertension artérielle. Si celle-ci est de chronique, elle augmente le risque de développer une hémorragie cérébrale.
  • Niveau de choléstérol
  • Lien entre diabète et niveau de sucre dans le sang
  • Une autre problématique cardiaque. On peut citer la  fibrillation auriculaire car le sang stagne dans le cœur. Ce qui peut entraîner la formation d’un caillot sanguin. Le risque arrive si le caillot est expulsé dans la circulation et se dirige jusqu’au cerveau. On peut également parler d’un cœur qui est fatigué après un infarctus car sa fonction de pompe ne sera plus aussi efficace. Ceci peut entraîner des modifications au niveau de la circulation et engendrer une embolie cérébrale.
  • Etc

D’où l’importance d’avoir un style de vie actif et favorable pour la santé de votre corps et de votre cœur.

AVC

Comment diagnostiquer un AVC ?

Le premier diagnostic se base sur l’examen clinique des signes et des symptômes que nous avons vu précédemment. En pratique, il s’agit de faire le point : faiblesse musculaire de la tête, faiblesse dans les bras, modification de la parole et du visage. Ensuite, si les éléments récoltés sont positifs, il faudra directement appeler les urgences. 

Une fois que les urgentistes sont sur place. Ils effectuent un examen clinique plus poussé afin de faire le point sur la situation. Le tout est très protocolisé car le but est d’être très rapide et super efficace.

Aussitôt que le patient arrive à l’hôpital, il effectue un scanner (qui permet de préciser le diagnostic) et/ou un IRM du cerveau afin de localiser la région touchée.

Il arrive également que d’autres examens complémentaires soient réalisés.

Quel est le but du traitement ?

Le but du traitement est de “détruire” (dissoudre) le caillot sanguin afin de retrouver une vascularisation normale, du cerveau. Il y a également un but de rapidité car au plus vite le patient est traité, au plus le risque de séquelles neurologiques graves est diminué. 

Quelle est la durée de vie après un AVC ?

La question de l’espérance de vie après un accident vasculaire cérébral est très personnelle. Cela va dépendre des séquelles, de la durée de l’accident, etc. C’est pour cette raison que la meilleure personne pour en discuter est votre cardiologue. Il connaît votre situation médicale et dispose des connaissances médicales qu’on ne retrouvera pas sur internet (méfiez-vous des ont dit sur internet… cela vous fera le plus grand bien psychologique et physique)

Cependant, un élément est tout de même très important : Dans le cas où vous souhaitez vivre le plus longtemps dans les meilleures conditions. Certaines règles sont à appliquer : 

  • pratiquez une activité physique régulière (avec une intensité progressive et adaptée)
  • adoptez une hygiène de vie favorable pour votre corps (et notre esprit)
  • supprimez au maximum les sources de stress
  • tâchez d’avoir un sommeil de qualité
  • respectez votre prescription médicale et les conseils de vos médecins
  • etc

Définition en vidéo

En guise de résumé, je vous propose une vidéo (5min) du CHU de Rouen qui vous présente l’accident vasculaire cérébral.

SOURCE : https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-cardiovasculaires/accident-vasculaire-cerebral-avc/article/les-signes-de-l-avc

Comment retrouver la motivation après un infarctus ?

Comment garder la motivation après un infarctus ?

Avoir un problème cardiovasculaire est un moment très difficile après lequel il est souvent difficile d’avoir le moral. Des émotions de stress et d’anxiété continuent à être présentes de peur qu’une récidive arrive ou de peur de ne pas s’en remettre. 

Ces émotions sont normales. Au début, il faut du temps pour accepter et réussir à gérer la situation. Cet événement n’est pas anodin. D’ailleurs, nous verrons ensemble comment surmonter cette étape et garder le moral. Nous allons voir les clés pour garder la motivation et affronter le manque de moral après des maladies cardiaques !

Les étapes pour garder la motivation après un infarctus (et tous les autres problèmes cardiaques)

Pour le bien être de votre corps et de votre esprit, il est important de garder le moral. Être motivé permettra également d’être actif, de profiter de la vie et de prévenir d’autres problèmes de santé. Vu l’importance de la motivation, voici un petit guide pratique des étapes qui vous aideront à rester motivé (ou retrouver la motivation après un infarctus et tout autre problème de santé).

  1. Affronter des émotions et travailler l’acceptation
  2. Confrontez ses émotions
  3. Prendre soin de son corps et de son entourage
  4. Continuer et ne jamais baisser les bras

1 Acceptez vos émotions (peur, anxiété, stress et douleur)

La première étape est d’accepter vos émotions. En effet, il est nécessaire de les reconnaître pour pouvoir les surmonter. On cherche à mettre en lumière qu’un problème est présent et le fait de l’avoir objectiver permet de trouver une solution pour régler le problème. 

Pour définir l’émotion qui nous bloque, vous pouvez vous poser ces 3 questions : 

  1. Quelles sont les activités que je prenais plaisir à faire (avant mon problème de santé) et que je ne fais plus ?
  2. Est-ce que d’après vous, le manque de motivation ou de morale joue un rôle là dedans ?
  3. Pourquoi ?

La réponse à cette dernière question se doit d’être analysée en détail. Soyez franc avec vous-même. Est-ce que c’est une peur que quelque chose se produise ? Une douleur de l’événement passé qui est difficile à surmonter ? … 

La réponse que vous obtiendrez vous aidera à aller de l’avant car vous aurez un (ou plusieurs) élément sur lequel vous pouvez travailler ! Bravo pour cette première étape qui est essentielle pour bien avancer.

2 Confrontez vous à vos émotions

Maintenant que vous avez défini la raison de ces émotions, vous pouvez faire en sorte de vous y confronter. Cela signifie de faire en sorte d’agir (= faire les activités qui vous procurent du plaisir ou qui vous donnent du sens pour vivre) dans l’idée de combattre vos émotions, qui elles, ont tendance à vous freiner. 

En plus de faire quelque chose, essayez d’arrêter de faire les choses qui avaient tendance à renforcer votre manque de moral ou de motivation (p.ex. rester inactif toute la journée, avoir des conversations négatives avec les gens qui vous entoure, réfléchir à des évènements fatiguant, etc)

Vous constaterez vite à quel point c’est stimulant (et motivant !) de réaliser qu’on arrive à affronter ses émotions. Ici, vous agissez ! Et vous dites stop à l’idée de subir vos émotions. 

3 Prenez soin de vous et des autres !

Maintenant que vous êtes dans l’action, c’est le bon moment pour ajouter une couche supplémentaire à votre bien être. Cette partie se doit de vous faire retrouver le moral et augmenter votre motivation. 

En plus de refaire des activités qui vous donnent du sens. Essayez de réaliser des activités qui vous mettent en avant, en tant que personne. Vous faites cela pour vous et pour toutes les personnes que vous rencontrez également (savoir cela est beaucoup plus stimulant !). 

Comment prendre soin de soi ?

Agissez sur votre santé…

  • Faire des exercices à la maison
  • Adaptez une bonne alimentation
  • etc

Agissez sur votre esthétique…

  • Faite la coupe de cheveux que vous souhaitez
  • Habillez vous pour vous sentir bien (et belle/beau à regarder)
  • Pour les dames, maquillez-vous comme avant
  • etc

Agissez sur votre entourage…

  • Soyez généreux et rendez visites à vos proches
  • Impliquez-vous dans des projets
  • Rendez-vous dans des endroits où les gens rigoles 
  • etc

Les idées sont nombreuses et sont à combinées ! Vous verrez, cela semble peut être comme des petites choses mais celles-ci vous permettront réellement de retrouver la flamme interne qui booste votre moral et vous permet de retrouver la motivation après un infarctus (et tout autre problème de santé possible).

4 Continuez et allez de l’avant !

Et voilà, maintenant que vous êtes lancé, il ne faut surtout pas s’arrêter.

D’autant plus que c’est le moment de vous féliciter, car vous êtes sur dans la bonne direction pour toujours rester motivé !

motivation après infarctus

Avis : faire l’amour après un infarctus (activité sexuelle)

La sexualité est un sujet tabou mais très important à aborder après un problème de cœur. La raison est simple : les bénéfices dépassent largement les risques ! Il ne faut donc pas avoir peur d’avoir une vie sexuelle active après un problème cardiaque (infarctus, arrêt cardiaque, …). 

Cependant, il est vrai que la reprise devra se faire de manière progressive. Par exemple, si vous souhaitez faire l’amour après un infarctus, il sera bon d’adapter l’intensité de vos ébats amoureux à votre capacité physique. 

faire l’amour après un infarctus

Vous l’aurez compris, dans cet article, on abordera le sujet (si important) de l’activité sexuelle et du plaisir en lien avec les maladies cardiovasculaires, sans langue de bois. 

Est-ce que le sexe est bon pour le coeur ?

La réponse est OUI, la pratique d’une activité sexuelle est bonne pour le cœur. Les raisons sont multiples et sont globalement similaires pour tous les troubles cardiaques existant.

Finalement, c’est un peu comme toute bonne chose, il faut le juste dosage pour que les effets soient optimaux ! 

Quelles sont les conséquences du sexe et d’une vie sexuelle active après un infarctus ?

Le sexe a des conséquences positives sur notre organisme. En effet, nous avons déjà insisté sur l’importance de pratiquer une activité physique comme moyen de prévention de maladies cardiaques. En plus, les ébats sexuels ont l’avantage de libérer une série d’hormones qui sont bénéfiques pour notre corps et notre esprit.

faire l’amour après un infarctus

Les bénéfices du sexe sur notre corps

  • Amélioration de notre capacité physique
    • Force
    • Endurance
    • Puissance
  • Gestion de notre respiration 
  • Gestion de nos efforts
  • Adaptation de notre fonction cardiovasculaire
  • Donne de l’énergie et diminue la fatigue 
  • Etc

Les bénéfices du sexe sur notre esprit

  • Diminution du stress
  • Sensation de plaisir
  • Augmentation du bien être
  • Amélioration de notre moral 
  • Etc

Oui, le sexe est antidépressif et antistress !

En conclusion, faire l’amour est bon pour notre cœur et notre santé !

Est-ce que le sexe est dangereux pour le coeur (faire l’amour et infarctus)?

Comme toute activité physique, le plus important est de doser l’intensité de son effort. Cela ne sert à rien de sur stimuler son corps au risque de se blesser. Il en est de même pour notre cœur.

En pratique :
Lorsque vous faites l’amour, veillez à faire un effort d’intensité faible à modérée (= les sensations ressenties lors d’une marche rapide).

Précautions : 

Si vous ne vous sentez pas bien ou que vous ressentez des douleurs au niveau de la poitrine, une faiblesse globale, etc. Il est préférable de s’arrêter. Les règles et les indications d’urgence restent similaires (numéro d’appel : 112). 

Quand faire l’amour après un infarctus ou après un accident cardiaque ?

Il n’y a pas de moment précis recommandé. Le plus important, comme signalé précédemment, est d’y aller progressivement et en écoutant son corps. 

Lorsque vous sortez de réadaptation, privilégiez vraiment une activité d’intensité légère afin d’observer comment votre cœur réagit et également de reprendre confiance en vos capacités ! (P.ex. on passe plus de temps sur les préliminaires, utilisation de sex toys,etc). Et au fur et à mesure que votre capacité augmente, vous pourrez augmenter la durée et l’intensité de votre activité sexuelle. 

sex toys et problème de cœur

En cas de doute, n’hésitez pas à en parler directement avec votre cardiologue. Cela est d’autant plus important après une chirurgie ou un pontage. Oui, vous pouvez faire l’amour après un pontage… comme on l’a vu précédemment, il faut juste y aller progressivement.  

Qu’en est-il du viagra et des maladies cardiaques ?

Comme tout médicament pour le cœur, il est important d’en discuter directement avec votre médecin. Il pourra vous aiguiller au mieux et vous conseiller en fonction de la prescription que vous avez, votre état de santé et les problématiques que vous rencontrez qui peuvent expliquer la prise du viagra.

Le top 5 des bonnes habitudes pour son cœur !

Quelles sont les premières activités qui vous viennent en tête lorsque vous pensez aux 5 bonnes habitudes pour son cœur et pour être en bonne santé ? Vous pensez probablement aux activités qui participent à avoir un esprit sain dans un corps sain, juste ? Notre esprit peut facilement définir les choses qui sont positives pour nous et celles qui ne le sont pas.  

Cependant, il n’est pas toujours aussi simple de passer à l’action. Les barrières sont nombreuses. Il peut s’agir d’un manque d’envie, d’un manque de temps,… les excuses ne manquent pas ! 

Dans cet article, nous allons faire le point sur les 5 meilleures habitudes pour votre santé. Celles qui méritent toute notre attention et notre énergie afin de s’assurer de les mettre en place. Certes, cela vous demandera probablement un peu d’énergie au début (afin de changer certaines habitudes) mais le résultat en vaut réellement la chandelle. 

Par où commencer ? Bien entendu, il existe de nombreuses bonnes habitudes qui nous protègent contre les maladies cardiovasculaires. Ainsi, vous découvrirez les 5 premières (et plus importantes) solutions qui sont simples à mettre en place et qui peuvent être appliquées rapidement.

Les 5 bonnes habitudes pour le cœur

1. Bien dormir est important pour votre santé et votre cœur 😴

Un manque de sommeil est une source d’épuisement. Les conséquences de cet épuisement est une fatigue physique et psychologique. Cela signifie qu’elle peut autant toucher notre corps (muscles, organes, cœur,…) que notre esprit (pensées, humeur, …). Elle peut être plus ou moins importante et influence énormément notre état de bien être. On peut même dire qu’une fatigue chronique est une source de mal-être. Il en est de même pour la dette de fatigue qui est néfaste pour notre corps. 

❓ On parle d’une forme chronique lorsque la fatigue est présente durant une longue période (en semaines et en mois). Ce qui est l’inverse de la fatigue aiguë qui se produit de manière ponctuelle. 

Pour lutter contre cet épuisement, il est important de bien dormir. En effet, le sommeil à de nombreux avantages : on se sent moins crevé, il nous permet de recharger nos batteries, il participe à notre mémorisation, il tend à nous rendre de meilleure humeur, etc. 

2. Pensée positive et optimisme pour être en bonne santé et éviter la dépression 😊

Il est très fréquent de présenter une modification de son état d’humeur après un problème de santé ou une maladie cardiovasculaire. Et les conséquences sont souvent néfastes pour la santé. Par exemple, de nombreux patients passent par des stades de dépression après un infarctus. L’évènement est tellement intense pour le corps et pour l’esprit qu’il a besoin de temps pour digérer le problème de cœur, accepter la situation et surmonter la pente. 

Heureusement, il existe de nombreuses solutions pour lutter contre la dépression. Des astuces pratiques qui sont simples et rapides à mettre en place et qui augmenteront votre état de bien être physique et mental. D’ailleurs, vous boostez votre état si vous arrivez à en faire des habitudes quotidiennes.

3. L’importance de faire ce qu’on aime pour le bien être et la santé 🥳

Ce n’est pas nouveau que le corps et l’esprit ont besoin de se détendre. La détente peut être distinguée de deux manières : la forme passive et la forme active. 

Faire ce qu’on aime de manière passive : on peut reprendre toutes les activités qui sont calmes, relaxantes et qui vous procurent des pensées positives. Ces moments où vos muscles récupèrent, vos batteries se rechargent et votre esprit est détendu. 

Faire ce qu’on aime de manière active : il s’agit de toutes les activités qui stimulent votre corps et qui l’aident à se maintenir en pleine forme tout en vous imprimant un sourire sur le visage. Ce sont des moments où vos articulations sont mobilisés, vos muscles sont stimulés et votre esprit est bien éveillé. 

Votre corps à besoin d’une douce combinaison de ses deux formes de détente. 

4. Retrouver la motivation après un infarctus ou tout autre problème de santé 😎

Il est normal d’accuser le coup, après un problème cardiovasculaire. Il s’agit d’un moment difficile à surmonter et qui nécessite du temps. De plus, le moral est rarement au rendez-vous.

Malheureusement, la motivation est un carburant important si on souhaite rapidement se remettre sur pied. Il est donc important de tout mettre en place pour ne pas en manquer ! Voici 5 étapes qui vous permettront d’aller de l’avant.

5.  Est-ce risqué de faire l’amour après un infarctus ou tout autre problème cardiovasculaire ? 🤭

Non, faire l’amour après un infarctus n’est pas un danger ! Au contraire, à partir du moment où votre activité sexuelle est bien dosée, elle sera bénéfique pour votre santé. 

C’est comme pour tout, il faut trouver le bon dosage. D’ailleurs, ce sujet mérite un article dédié. On passe tout cela en revue et sans tabou. 

C’est quoi l’insuffisance cardiaque ? symptômes, causes, traitements…

insuffisance cardiaque

Un problème cardiaque où le cœur n’arrive plus à assurer sa fonction normale. De quelle problèmatique parlons-nous ? Découvrez tout cela ensemble en détail. De plus, vous obtiendrez des réponses aux questions les plus fréquentes que se posent les patients et leur entourage.

En résumé, à la fin de cet article, vous devriez pouvoir répondre à cette question : C’est quoi l’insuffisance cardiaque ?

Et vous disposerez également des clés pour agir et vous en sortir !

Alors, c’est parti !

Qu’est-ce que l’insuffisance cardiaque (IC)

On parle d’IC lorsque le cœur s’affaiblit et n’arrive plus à pomper le sang correctement. Il y a également une série de symptômes qui sont présents et qui caractérise ce problème de cœur. Ceux-ci peuvent également être accompagnés de plusieurs signes qui montrent que le cœur n’arrive plus à travailler normalement (on parle d’anomalie cardiaque qui peut être structurelle ou fonctionnelle, ou les deux). 

Par conséquent, vu que la fonction cardiaque est réduite, il y aura une diminution de l’éjection cardiaque ainsi que pour le débit sanguin.

Rien de tel qu’une courte vidéo ( ) pour représenter cela 👇

Quels sont les signes et symptômes de l’insuffisance cardiaque ?

Les signes et symptômes de l’IC varient énormément en fonction du type d’IC (et de son intensité). De plus, l’ampleur de ceux-ci vont également varier en fonction de l’individu. 

C’est pour cette raison qu’il est préférable de ne pas trop se comparer entre patients. 

Cependant, nous pouvons tout de même citer quelques un des principaux signes et symptômes qui caractérisent la présence d’IC : 

  • gonflement abdominal et oedèmes des jambes (prise de poids)
  • difficulté respiratoire et toux cardiaque
  • difficulté à l’effort et fatigue
  • modification de l’appétit
  • sensation de palpitations
  • trouble de la concentration
  • etc

❓ Il est fréquent de présenter de la fatigue (le coeur est fatigué).

En pratique, comment détecter une insuffisance cardiaque ?

On a vu les signes et les symptômes de l’IC. Maintenant, quels sont les éléments auxquels vous pouvez faire attention dans la vie de tous les jours. Ceci est aussi bien valable pour vous que pour les gens qui vous entourent. 

En pratique, si une personne présente un léger symptôme (p.ex. un peu de fatigue), il faudra être vigilant. Aussitôt que celui-ci s’aggrave ou que d’autres symptômes s’ajoutent, il sera important d’agir. 

Dans ces conditions, il sera important de consulter rapidement. Et si la situation est urgente, n’hésitez surtout pas à appeler les secours au 112 (numéro d’urgence).

Quelles sont les principales causes ?

Les causes d’IC sont souvent des maladies du cœur et tout autre problème cardiaque. Par exemple :

  • une cardiomyopathie
  • un problème au niveau des artères corronaires
  • une problématique des valves cardiaques
  • une histoire d’infarctus
  • malformation du coeur
  • troubles du rythme (battements)
  • hypertension artérielle
  • etc

Quelle est la différence entre insuffisance cardiaque aiguë (ICA) et l’insuffisance cardiaque chronique (ICC) ?

L’ICA est un problème de cœur qui se présente de manière soudaine, rapide et sévère. C’est une urgence médicale.

L’ICC est une problématique cardiaque qui est présente depuis un moment et n’est pas une urgence médicale. 

❓Il est possible que le cœur d’un patient insuffisant cardiaque chronique décompense (p.ex. si trop grande fatigue ou trop grand stress). En cas de décompensation cardiaque, il se peut que le patient présente une ICA. 

Qu’est-ce que l’insuffisance cardiaque congestive (ICG) ?

Il arrive que l’ICC soit associé à d’autres problématiques cardiaques. Lorsque c’est le cas, il est possible que le cœur grossise. Un grossissement du coeur entraîne une diminution de sa fonction. On pourra ainsi dire qu’il sera encore moins efficace. 

Cela engendre une modification des pressions au niveau du circuit sanguin et une accumulation de liquide au niveau tissulaire. On parle de conséquence de la surcharge cardiaque.

Au plus ces éléments augmentent dans le temps, au plus l’ICC s’aggrave et on parle d’ICCg. Ce qui augmente la défaillance cardiaque.

❓Il n’est pas rare qu’un patient ICG présente des oedèmes (= gonflement) au niveau du bas des 2 jambes et des 2 pieds. A cela s’ajoute une augmentation de l’essouflement au repos et à l’effort.

Comment diagnostiquer une insuffisance cardiaque ?

La présence d’une IC nécessite une évaluation chez votre médecin. Il fera le point sur votre historique médical (antécédents, …) et évaluera vos signes et symptrômes. 

Pour appuyer son diagnostic, il est possible que le médecin demande des examens supplémentaires :

  • Test sanguin
  • électrocardiograme (ECG)
  • échocardiograme

Eventuellement aussi un test d’effort (pour la respiration) et une radio des poumons.

Quels sont les risques d’une insufissance cardiaque ?

Comme nous l’avons vu, l’IC engendre une réduction de la fonction du coeur. Cela signifie que l’éjection du sang, dans tout votre organisme, n’est plus optimale.

Dans le cas ou cette IC n’est pas traitée, les complications peuvent devenir graves car le corps a besoin d’une pompe qui propulse correctement le sang et amène l’oxygène à tous les muscles et organes. 

Une IC qui n’est pas traitée peut entraîner des difficultés pour respirer, un coeur qui n’arrive plus à battre de manière régulière. Dans les cas les plus sévères, le patient pourrait présenter un arrêt cardiaque vu la déffaillance du cœur. 

Quel est le but du traitement de l’insuffisance cardiaque ?

But du traitement de l’IC est de 

  • réduire les signes et symptômes
  • prévenir une autre problématique cardiaque
  • agir sur le style de vie

Cela nous amène sur le point suivant : Que pouvons-nous faire lorsque nous avons une IC ?

Que faire en cas d’insufissance cardiaque ?

Comme nous l’avons vu, si l’IC est aiguë, il est important d’appeler les urgences (112) afin d’être rapidement pris en charge par une équipe médicale. 

Maintenant, nous allons voir ce que vous pouvez faire si…

  • vous sortez d’une hospitalisation suite à un problème cardiaque 
  • vous présentez une IC qui est chronique

En effet, il y a 3 éléments qui sont très important : 

  1. Prévenir et Traiter
  2. Réadapter
  3. Bouger

Rôle de la prévention cardiovasculaire et du traitement

Tout d’abord, il est essentiel de suivre votre prescription médicale. Veillez à toujours bien respecter le dosage de vos médicaments et à les prendre au bon moment.

Ensuite, il est important d’adopter un style de vie qui est favorable pour notre corps. Le but de la prévention est de réduire le risque de développer de nouveaux problèmes cardiaques. 

Retrouvez de nombreuses informations sur la prévention cardiovasculaire

Rôle de la réadaptation cardiaque

Un programme de réadaptation permet de récupérer la forme physique (et mentale) après une problématique cardiovasculaire. Elle aborde de nombreux points : activité physique, alimentation, gestion du stress, etc. 

Il y a 3 phases. La réadaptation cardiaque de phase 1 se fait à l’hôpital. La phase 2 peut se faire dans un centre de réadaptation ou de manière ambulatoire. Et la phase 3 se fait de manière ambulatoire. 

❓Sauf erreur de notre part, la réadaptation de phase 1 et de phase 2 sont remboursées par les assurances maladies. Concernant la phase 3, elle peut faire l’objet d’une prise en charge par l’assurance complémentaire (discutez-en avec votre médecin et votre assureur !). 

L’importance de bouger et être actif

L’élément le plus important, dans le temps, est de continuer à être actif. En effet, même si votre muscle cardiaque n’est plus aussi performant qu’avant (p.ex. en cas d’ICC), il aura toujours besoin d’être stimulé. De plus, votre corps se doit de rester en bonne santé. 

C’est pourquoi il est primordial de réaliser une activité physique régulière (et adaptée à votre niveau).

Quels sports peut-on faire avec une insuffisance cardiaque ?

Tout d’abord, nous allons nuancer les choses. En première intention, le sport n’est pas spécialement recommandé. Cependant, il est bon de pratiquer une activité physique. 

Le but de l’activité physique est de mettre le corps en mouvement, de manière progressive et adaptée à vos capacités physiques. Ce qui est favorable pour vos muscles, votre respiration, votre stress, votre bien-être, votre poids, etc. 

Parmis les activités physiques qui sont recommandées : 

  • la marche 
  • le nordic walking (marche avec des bâtons)
  • séances de renforcement musculaire
  • séances de cardio (légère)

❓Si vous souhaitez en savoir plus, je vous laisse découvrir cet article qui traite de l’activité physique comme moyen de prévention.


Source : 

https://fedecardio.org/je-m-informe/l-insuffisance-cardiaque/
https://www.vidal.fr/maladies/coeur-circulation-veines/insuffisance-cardiaque-chronique.htmlhttps://www.chuv.ch/fr/chuv-home/patients-et-familles/specialites-medicales/atlas-medical-thematique/coeur-et-vaisseaux/insuffisance-cardiaque-congestive

Les 5 astuces pour être moins fatigué (Cœur et Santé)

On a vu qu’il est normal d’avoir une fatigue après un infarctus. Cette fatigue est importante et pèse sur notre état physique et notre mental. 

Cependant, cette fatigue ne doit pas être fatale et il existe des solutions simples et pratiques pour surmonter cette fatigue ! C’est ce que je vous propose de découvrir dans cet article : les 5 astuces pour être moins fatigué !

1. Être moins de fatigue grâce à un bon rythme de sommeil

Le sommeil est important si on ne veut plus être fatigué. D’un côté, le sommeil aide notre corps à récupérer l’énergie dont il a besoin. De l’énergie pour notre forme physique (muscles) et pour notre forme mentale (cerveau). En plus, avoir un bon rythme de sommeil évite d’accumuler une dette de sommeil. 

sieste et sommeil sur le cœur

2.  Avoir une bonne alimentation pour être moins fatigué et se sentir en pleine forme

Avoir une alimentation saine et équilibrée permettra à votre corps d’avoir suffisamment d’énergie pour bien fonctionner. Lorsque vous êtes à court de protéines (ou d’une autre source d’énergie), le corps se retrouvera sans carburant. Car sans carburant pour bien fonctionner, le corps va rapidement fatiguer et il aura du mal à avancer. 

alimentation après infarctus

3. Pratiquer une activité physique et bouger pour être moins fatigué

Le corps a besoin de bouger. D’un côté, cela l’activité physique nous permet d’améliorer notre condition physique. Cela signifie que notre corps est plus fort et plus endurant. On peut résumer cela comme : un corps qui est moins rapidement fatigué et qui a la capacité de fonctionner plus longtemps sans être épuisé. 

Il y a également un autre aspect intéressant, l’activité physique permet la libération de certaines hormones dont profite notre corps. En effet, il y aura certaines hormones de plaisirs et bien être, qui nous aident à lutter contre cette fatigue mentale (dépression, négativité, manque de motivation,…) et également des hormones qui stimule le corps et lutte contre cette fatigue physique (bonne utilisation des substrats énergétique, etc)

réadaptation cardiaque

4. S’hydrater (boire de l’eau) suffisamment pour être moins fatigué

On a déjà vu que l’alimentation joue une part importante pour lutter contre l’épuisement physique et mental. Il en est de même pour l’eau qui permet à notre corps de fonctionner correctement. D’ailleurs, le cerveau a lui-même besoin d’une hydratation optimale pour rester au top de sa forme et bien fonctionner.

Il est donc très important de boire suffisamment d’eau (1-2L par jour). Tout comme avoir un bon rythme de sommeil, cela doit faire partie de nos bonnes habitudes de vie si on souhaite toujours rester en forme et éviter d’être crevé. 

Quand on parle de s’hydrater, on ne parle pas des boissons qui ont un effet inverse (déshydrater). En effet, il faut se méfier du thé, café, alcool,… qui sont des boissons déshydratantes. Un petit conseil pratique, pour un verre de café, vous buvez un verre d’eau pour compenser. 

5. Garder sous contrôle la consommation de stimulants (café, alcool, …) qui n’êtes pas à être moins fatigué

Les boissons stimulantes (café, boisson énergisantes, alcool,…) sont connues pour avoir la capacité de vous garder éveillé. Cela est vrai sur le très court terme. Ces boissons détiennent des substances qui stimulent la libération de certaines hormones qui stimulent le corps. De quoi être moins crevé durant une très courte durée.

L’effet négatif de ces boissons est qu’elles peuvent influencer négativement la qualité de notre sommeil. Il est donc important de les éviter au maximum au plus la journée avance. De plus, veillez à ne pas en abuser. Cela serait dommage de mal dormir et d’être encore plus fatigué le lendemain… alors que vous prenez justement ces boissons pour être en forme.

Bouger Now compte sur toi pour appliquer tout cela !

Et si c’est déjà le cas, bravo ! Tu es sur la bonne voie pour ne plus être fatigué.

C’est quoi l’infarctus ?

Les problèmatiques cardiaques sont de plus en plus fréquentes au point d’en être la première cause de mortalité dans le monde. Et cela représente un problème majeur de santé publique. 


Parmi elles, on retrouve l’infractus (ou crise cardiaque). Une maladie qui est une urgence médicale et qu’on va avoir l’occasion de découvrir ensemble, à travers cet article.

Quelle est la def de l’infarctus du myocarde ?

Évènement qui se produit lorsqu’une partie du cœur (plus ou moins importante) est privée de sang (et donc d’oxygène). On l’appelle aussi crise cardiaque. 

Quel est le traitement et pourquoi agir vite ?

Il est important d’être réactif car la crise cardiaque peut engendrer des dégâts irréversibles. Comment est-ce possible ? Si le sang n’arrive plus à irriguer certaines régions du cœur, celles-ci ne pourront plus être approvisionnées en oxygène. Cela signifie qu’elles n’auront plus suffisamment de carburant pour assurer un travail musculaire normal (pour permettre la contraction du cœur). Et si cela persiste… ces régions vont “mourir”.

C’est la raison pour laquelle le but du traitement est de retrouver, le plus rapidement possible, une vascularisation cardiaque normale (c’est-à-dire de permettre au sang d’ approvisionner tout le cœur en oxygène).

Les symptômes de l’infarctus

Les symptômes divergent d’une personne à l’autre.

Il peut y avoir :

  • apparition soudaine d’une douleur ou d’un inconfort au niveau de la poitrine
  • une douleur qui s’étend vers le bras, le cou, la mâchoire… celle-ci peut aussi se ressentir jusque dans le dos ou l’estomac. Avec une douleur qui peut être décrite comme “une douleur en étau”
  • se sentir faible, étourdi, transpirant et avec le souffle court

Il est important de retenir que la crise cardiaque est une urgence médicale… il ne faut pas attendre pour appeler les secours ! (112 = Numéro d’appel d’urgence européen)

Des symptômes spécifiques (et silencieux ?) chez les femmes

Et oui, il arrive que les symptomes ne se manifestent un peu différement que chez un homme. Cela est d’ailleurs souvent relevé chez les femmes de moins de 65 ans. 

Il y a quelques symptômes atypiques comme une oppression au niveau du thorax, des difficultés pour respirer correctement (dyspnée), des envies de vomir et problèmes digestifs. De plus, il ne faut pas sous-estimer la douleur (ce qui est trop souvent le cas).

Pas de symptome pour l’infarctus silencieux ?

On dira que l’infarctus est silencieux si aucun des symptômes classiques ne sont présents. Du coup, pour le détecter (ce qui est souvent fait à distance du moment où il s’est produit), on détectera une onde différente (one Q) à l’ECG.

L’ECG aide à le détecter

Et oui, comme on l’a vu précédemment, l’électrocardiogramme permet de détecter si vous avez eu un infarctus. Pour faire simple, cet examen étudie le bon fonctionement de votre cœur en observant son activité (électrique). Ainsi, le cardiologue peut mesurer si les impulsions sont normales. 

infarctus

Si tout est bon, cela signifie que votre muscle cardiaque se contracte correctement. Dans le cas contraire, avec une anomalie à l’ECG, cela peut être le signe d’un infarctus. Bien entendu, il faut un œil expert pour pouvoir le détecter. Enfin voilà, vous avez compris le principe 😉

Quelles sont les causes d’un infarctus ?

Elles sont multiples et la raison principale est généralement un manque de prévention depuis notre plus jeune âge. La conséquence est que nos artères coronaires commencent à être malades. En effet, celles-ci accumulent des plaques de gras (athérosclérose) qui peuvent venir boucher complètement la circulation.

Est-ce la cause d’un infarctus massif et foudroyant ?

Au plus l’artère coronaire sera bouchée, au plus les conséquences seront importantes.

Je vous laisse découvrir cela en vidéo (30 secondes) 

Comment agir ? On parle souvent d’angioplastie et stent 

Cette nouvelle technique de chirurgie cardiaque et vasculaire a été mise au dans les années 90. Autant dire qu’elle fait office de grand progrès pour la médecine !

En effet, comme vous le découvrirez dans la vidéo suivante (1 min), le stent permet de déboucher une artère. Du moins, il évite que celle-ci reste bouchée. 

Au niveau du cœur, le principe est le même vu qu’on cible l’artère coronaire. Aussitôt qu’il y a une obstruction, le cardiologue propose de poser un stent au niveau de l’artère coronaire afin de permettre une meilleure vascularisation cardiaque. L’opération réalisée est une angioplastie.

Bien entendu, dans une optique de compréhension globale, je résume volontairement la situation car il y a d’autres conditions qui entreront en compte. Des éléments supplémentaires qui aideront le cardiologue a décider si oui ou non, l’opération est une bonne option.

Découvrez l’angioplastie coronaire 👇

Quelles sont les séquelles post infractus du myocarde ?

Il faut savoir que les séquelles ne sont pas toujours les mêmes. En effet, cela va dépendre de l’ampleur de l’obstruction et de la durée de celle-ci. Au plus celle-ci est importante (en quantité et en temporalité), au plus le muscle cardiaque sera touché. 

On peut ainsi comprendre que si le cœur est touché, la conséquence est que sa fonction de pompe ne sera plus aussi efficace qu’avant. On parlera de la fréquence d’éjection qui représente la capacité à envoyer le cœur dans tout le corps. Un article sera réalisé sur le sujet afin de comprendre les problématiques qui y sont liées et ce que cela représente au quotidien. 

Que faire post infarctus ?

Après une crise cardiaque, la réadaptation cardiaque est primordiale et permet de se remettre sur pied de manière optimale (ainsi que de gérer sa vie pour prévenir toute récidive). Ensuite, et sur le long terme, il sera très important de mettre en pratique les différents éléments de prévention cardiaque. 

Car oui, on veut se remettre sur pied mais on veut également réduire le risque d’en développer un nouveau ! 

Les autres questions qui reviennent souvent…

Existe-t-il entre l’âge et le risque de développer un infarctus ou une crise cardiaque ?

Il est très rare de faire un infarctus lorsqu’on est jeune (mais cela n’est pas impossible). En général, le risque augmente avec l’âge et survient vers 60 ans (pour les hommes) et 75 ans (pour les femmes). 

Pourquoi plus tardivement ? car c’est avec le temps, qu’on accumule les plaques d’athérosclérose qui sont, par exemple, la conséquence d’une hygiène de vie défavorable pour le cœur. On citera : la fumée de cigarette, le manque d’activité physique, etc. 

Les douleurs de l’infarctus se trouvent dans le bras gauche ou droit ?

On parle de douleur irradiante (ou “projetée”) du côté du cœur. Celui-ci se trouvant à gauche, les signes habituels seront ainsi ressentis dans le bras gauche. 

Quelle est la différence entre infarctus et avc ?

L’accident vasculaire cérébral, ou AVC, est une problématique qui se trouve au niveau du cerveau. ici, on fait référence au muscle cardiaque. La localisation est donc différente. Cependant, il est également vrai qu’on peut parler d’infarctus cérébral (qui touche le cerveau). Celui-ci est à différencier de l’infarctus du myocarde (qui touche le cœur).

Est-il fréquent d’avoir une fatigue après un infarctus ?

Oui. Il est courant d’avoir une grande fatigue et de l’anxiété. D’autant plus lors de la sortie de l’hôpital et elles tendent à diminuer dans le temps. Pour en savoir plus, je vous propose de regarder cet article : https://www.bougernow.com/fatigue-apres-un-infarctus/ 

Quels sont les différents types d’infarctus ?

Vous l’aurez constaté dans le paragraphe précédent, ce problème d’obstruction des artères peut se retrouver dans d’autres régions du corps. C’est pourquoi, nous allons relever les principales régions qui peuvent également être touchées par cette problématique de plaques d’athéroscléore qui viennent obtruer le passage au sang.

infarctus splénique ou de la rate

celui-ci se produit souvent lorsqu’il y a une augmentation de volume (anormale) au niveau de cet organe

infarctus de l’oeil 

lorsqu’il y a une obstruction de l’artère au niveau de l’oeil (a. centrale de la rétine)

infarctus de l’intestin ou mésentérique 

qui est comme son nom l’indique, touche les artères qui se trouvent dans cette région

infarctus des jambes ou l’artérite ou artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI)

Lorsque cela touche les artères des jambes

infarctus rénal

Cette pathologie est plutôt rare. Elle provoque des douleurs lombaires. En lien avec les reins.

infarctus osseux 

On parlera d’ostéonécrose, c’est-à-dire la destruction d’une partie de l’os en conséquence avec le manque d’apport sanguin.

On retrouve également…

Infarctus de l’estomac

Infarctus abdominal

Infarctus pulmonaire 

et….

L’infractuse ou infractus cardiaque

On terminera avec une petite touche d’humour car vous l’aurez compris, ici, il s’agit uniquement d’un “R” qui n’est pas à la bonne place. Et d’un “E” qui n’a rien à faire ici. 😁


Sources : 

https://www.vidal.fr/actualites/19704-infarctus-du-myocarde-silencieux-vaste-estimation-de-leur-incidence-et-de-leur-pronostic.html
https://www.chuv.ch/fr/chuv-home/patients-et-familles/specialites-medicales/atlas-medical-thematique/cœur-et-vaisseaux/infarctus-du-myocarde
https://www.hug.ch/elips/infarctus-urgence

Pourquoi faut-il bouger pour bien vieillir garder un cœur en forme ?

Faut-il bouger pour bien vieillir ? La réponse est OUI !

Le mouvement est un élément essentiel pour notre bon vieillissement. Les raisons sont multiples et influencent positivement notre santé physique et psychologique. 

Comment en profiter pleinement ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.
Faisons le point sur les solutions qui sont à votre disposition pour en faire une de vos bonnes habitudes. Et tentons de comprendre pourquoi le mouvement est si important pour notre bon vieillissement. 

De plus, nous aborderons la thématique épineuse du déconditionnement et des conséquences que cela peut avoir sur votre santé (et votre bien être). D’où l’importance de le prévenir aussitôt que possible pour conserver un corps en bonne santé !

🎙 Article préparé en vue de l’intervention de Bouger Now pour une conférence en ligne de Vieillir et Rayonner ! Merci à Marie Jo pour ta confiance 😉 Le site web vieilliretrayonner.com 

Rester actif et en mouvement, ça veut dire quoi concrètement?

Rester actif signifie de réaliser une activité qui met notre corps en mouvement et qui nécessite une dépense d’énergie par notre organisme. C’est-à-dire que les différentes parties de notre corps se déplacent dans l’espace, durant un temps donné. 

C’est l’inverse d’être immobile. D’ailleurs, le mouvement permet d’éviter la sédentarité.
En pratique, une première recommandation simple : tâchez de passer plus de temps en mouvement plutôt qu’à être immobilisé. 

Pourquoi est-ce si important de bouger pour sa santé?

Notre corps est conçu pour bouger. Il a besoin de mouvement pour…

  • Garder des articulations mobiles 
  • Conserver un tonus musculaire
  • Le bon fonctionnement de nos différents systèmes : 
    • système respiratoire
    • système cardiovasculaire
    • système digestif
    • etc.

Un exemple tout simple est le problème de constipation, qui est souvent lié à la prise de certains médicaments. Le mouvement est favorable à ce problème ! En effet, le mouvement stimule notre organisme d’une manière favorable pour lutter contre différents problèmes de santé (et il peut même les prévenir !)

Quels sont les bénéfices du mouvement sur le cœur?

Bouger est important pour votre cœur car il lui permet de bien fonctionner. Votre muscle cardiaque a besoin d’être stimulé pour assurer ses fonctions. De même qu’il est important d’avoir un cœur en forme pour rester en bonne santé. Vous constatez que tout est lié. 

Qu’est-ce que ça apporte dans l’idée de bouger pour bien vieillir?

Le mouvement apporte de nombreux avantages sur l’organisme. Le fait de rester actif et de bouger permet au cœur de rester, le plus longtemps possible, en bonne santé !

Nous pouvons prendre quelques exemples : 

  • Au niveau des articulations, le mouvement permet d’éviter que les articulations deviennent raides et cela aide à garder une bonne mobilité globale. De plus, cela permet de prévenir les douleurs. 
  • Au niveau des muscles, cela permet de garder une bonne condition physique globale. Cela signifie de conserver sa force, son endurance, sa puissance. Des éléments qui sont indispensables au quotidien si on veut éviter d’être rapidement fatigué.
  • Au niveau respiratoire et cardiaque, le mouvement vous aide à gérer vos efforts et votre respiration. En résumé, cela revient à dire que bouger aide votre corps à mieux fonctionner (d’une manière plus optimale et économique).
  • Etc

Pourquoi maintenir l’équilibre et prévenir le risque de chute?

Avec l’âge, l’équilibre diminue naturellement…cela signifie que le risque de chuter augmente graduellement. Hors, les chutes sont à éviter car elles provoquent…

  • Des fractures
  • Des hospitalisations
  • Une réduction de l’activité
    • peur de chuter
    • limitation fonctionnelle
  • Perte de son indépendance
  • Décès
  • Etc

Et elles participent à un déconditionnement de votre capacité physique globale ! Ce qui mène souvent à une perte de l’autonomie… Cela signifie “devenir dépendant”. 

Comment maintenir l’équilibre?

Le plus important est de continuer à bouger. Le meilleur exercice pour conserver son équilibre est la marche. Bien entendu, la pratique d’une activité physique régulière n’est que favorable !  De plus, pour prévenir les risque de chute, il peut être bon d’utiliser un moyen auxiliaire de marche afin de vous déplacer en sécurité (prévention des chutes:).

Bouger pour bien vieillir et éviter le déconditionnement

C’est quoi le déconditionnement? (Sarcopénie, perte de force,…)

Au moins votre corps bouge, au plus il perdra de forces. Cette inactivité mène à un déconditionnement qui est physique, psychologique et social. 

Tout d’abord, il y a le déconditionnement naturel lié à l’âge. En effet, avec l’âge, la masse musculaire diminue, la densité osseuse baisse, la capacité physique se réduit, etc. Tous ces éléments tendent à induire un déconditionnement physique global. 

Ensuite, on retrouve également des facteurs qui accélèrent ce déconditionnement : des histoires de chutes, une inactivité et sédentarité importante, 

Tout cela amène à…

  • Une perte de l’autonomie
  • Une augmentation de l’ostéoporose
  • Un risque de chute plus important
  • Etc

D’où l’importance de bouger car vous pouvez directement agir pour prévenir ce déconditionnement et faire en sorte de garder un corps en forme. Et oui, il faut bouger pour bien vieillir !

❓ Qu’est-ce que la sarcopénie ? Il s’agit d’une baisse de la masse musculaire qui est significative après 50 ans. D’ailleurs, l’activité physique est le meilleur moyen de prévention contre la sarcopénie !

Est-il bon de pratiquer une activité physique à tout âge ?

La réponse est oui ! Voici les 3 éléments auxquelles il faut faire attention : 

  • L’intensité doit être adaptée à votre capacité physique
  • Toute douleur est à proscrire
  • Au plus on vieillit, au plus on éviter les activités avec des impacts

Comment commencer à bouger ? Le programme minimum !

Pour commencer à bouger pour bien vieillir, il est important de :

  1. Y aller progressivement
  2. Réaliser une activité de bonne intensité
  3. Reproduire l’effort régulièrement

Lien entre un problème de Cœur et Covid ? Syptômes, risques, etc

Dans cet article, nous parlerons UNIQUEMENT des liens qui existent entre notre cœur et COVID. Nous ne discuterons (pas ici) des vaccins contre le coronavirus ni de l’influence des vaccins Moderna, Pfizer, AstraZeneca, etc sur notre cœur. Ceci fera l’objet d’un article suivant 😉

J’espère que vous êtes prêt, c’est parti pour faire un tour d’horizon concernant l’impact général d’un virus (ou infection) sur notre muscle cardiaque et notre système respiratoire. Ensuite, nous préciserons quelques éléments qui sont spécifiques au COVID 19. 

Présentation du virus : quand le COVID touche le cœur

Comme beaucoup de virus, le coronavirus arrive dans notre corps depuis le milieu extérieur. Sa porte d’accès est généralement notre bouche, notre nez ou nos yeux. 

Une fois à l’intérieur, il va rapidement se retrouver sur nos cellules et il n’hésitera pas à se multiplier. 

Cependant, il faut savoir que ce virus n’est pas le bienvenu dans notre corps (car potentiellement négatif). Et pour tenter de l’éliminer, nous allons faire appel à notre système immunitaire.

Un des signaux qui prouve que notre système immunitaire est en action : la fièvre. Celle-ci nous permet de combattre les microbes/virus et d’éviter d’avoir des infections.

Formes sévères du COVID et respiration

Dans les formes sévères du coronavirus (COVID), le système immunitaire sera surmené et n’arrivera pas à lutter contre son expansion.

Par conséquent, le COVID se retrouvera vite au niveau des poumons (voies respiratoires) où il provoquera : 

  • une infection respiratoire
  • de petits dégâts au niveau des vaisseaux sanguins 

Quelles sont les conséquences d’une infection respiratoire ? Comprendre le lien avec le cœur…

  • Moins d’oxygène qui passe depuis les poumons vers le sang
  • Diminution de la circulation sanguine au niveau pulmonaire
  • Réduction de l’oxygénation (transport d’O2) du corps et du coeur
Cœur et covid

Cœur et covid 19

Une fois le COVID installé, nous avons vu que nos poumons sont touchés. Il y a ainsi différents signes et symptômes respiratoires qui sont présents (difficulté à respirer, toux grasse qui signale la présence d’un encombrement bronchique, etc).

Et…

Cela est également le cas au niveau de notre cœur.

Par exemple, il est possible de constater :

  1. Palpitation de cœur et covid ? On parle de l’augmentation de la fréquence cardiaque

Le rôle du cœur est de pomper le sang dans tout notre corps. De la sorte, l’apport en oxygène est assuré. 

Cependant, comme on l’a vu précédemment, une infection des poumons engendre une diminution d’oxygène dans le sang.

Le cœur aura une solution pour compenser ce déséquilibre : battre plus rapidement (= augmentation de la fréquence cardiaque). Ce qui, sur le long terme, n’est pas favorable car fatigue le muscle cardiaque

  1. Risque de création de caillots sanguins : Risque de douleur et cœur et Covid

Une fois le COVID installé, nous retrouvons une problématique d’infection globale qui touchera les tissus de nos différents systèmes (digestifs, cerveau, etc). 

Le résultat est une altération des différentes parois cellulaires (endothélium). 

Les différents mécanismes physiologiques, qui entrent en action pour tenter de réparer ces parois, augmentent le risque de développer des caillots sanguins. Si le caillot venait à se déplacer, la situation pourrait devenir très dangereuse pour le cœur car cela peut provoquer un infarctus. Dans le cas où le caillot venait à se diriger vers le cerveau, on parle du risque d’accident vasculaire cérébral (AVC). Et dans le cas où il y avait une limitation au niveau des poumons, on parle d’un risque d’hypertension pulmonaire.

  1. Problème de cœur et covid ? On parle de la destruction de cellules cardiaques 

Une problématique supplémentaire est le manque d’oxygène au niveau du muscle cardiaque. Car oui, nos muscles ont besoin d’O2 pour bien fonctionner. 

En quantité inférieure par rapport au besoin normal, certaines cellules ont de grandes chances de subir des dégâts irréversibles. Au risque de développer une insuffisance cardiaque.

  1. Douleur de cœur et covid ? On parle de l’inflammation du coeur

Si le virus touche les parois cardiaques, une inflammation est possible et pourrait, par exemple, engendrer un péricardite.  

Mal de cœur et covid : La conclusion

Nous venons de voir que le coronavirus peut, de diverses manières, avoir un impact très négatif sur notre cœur. D’où l’importance d’agir et de prévenir tout risque de développer le COVID le plus rapidement possible !

En bonus, une petite vidéo intitulée “Quand le COVID frappe le cœur” (6min44)

Source :
https://www.bhf.org.uk/informationsupport/heart-matters-magazine/news/coronavirus-and-your-health
https://www.hopkinsmedicine.org/health/conditions-and-diseases/coronavirus/can-coronavirus-cause-heart-damage
https://www.scientificamerican.com/article/covid-19-can-wreck-your-heart-even-if-you-havent-had-any-symptoms/